Le Markdown quand on n'y voit pas : écrire simple, naviguer vite
Titres, listes, liens et images en quelques symboles : la démo pas à pas avec MacDown 3000 et le sélecteur d’éléments de VoiceOver
Dans cet épisode d’Un Miro dans la Ville, je vous donne la suite directe de l’épisode sur le jeu de rôle. Vous avez été très nombreux à réagir et à m’envoyer vos propres astuces — merci à vous ! — et beaucoup m’ont demandé de détailler ce fameux « Markdown » dont je me sers pour mes feuilles de personnages. Alors on y va : c’est quoi, à quoi ça sert, et pourquoi c’est une petite révolution quand on navigue au lecteur d’écran.
Le Markdown, c’est un langage de balisage, un peu comme le HTML mais beaucoup, beaucoup plus simple. Quelques dièses, quelques étoiles, et votre document a une vraie structure : des titres, des paragraphes, des listes, des liens, des images, des tableaux. Et c’est là que tout change par rapport à un bon vieux RTF ou TXT : ces formats sont robustes, mais dès que le document fait quelques centaines de lignes, la navigation devient longue et c’est votre mémoire qui prend le relais. Moi, je n’ai pas envie de retenir que sur un jet d’athlétisme, j’ajoute plus 7.
Je vous fais ensuite une démo complète dans MacDown 3000, l’éditeur que j’utilise sur Mac : gratuit, open source, natif Apple Silicon, très léger, traduit en français depuis peu, avec un aperçu web intégré juste à côté de la zone d’édition. On voit les titres de niveau 1 à 6, la règle des deux sauts de ligne (ou Commande + Entrée) pour créer un paragraphe, les listes à puces et les listes numérotées — avec l’astuce qui fait plaisir : pas besoin de numéroter dans l’ordre, un chiffre et un point suffisent — les liens entre crochets et parenthèses, les images avec leur description, et pourquoi un intitulé de lien doit vouloir dire quelque chose (« ceci est une pizza » qui mène vers mon site, on évite).
On passe ensuite à ce qui m’intéresse vraiment : l’export en HTML, et la navigation. Dans Safari, avec le sélecteur d’éléments de VoiceOver, je retrouve ma discrétion ou mes points de ki en pleine partie, en trois secondes. Je navigue d’en-tête en en-tête dans une fiche très longue, et le tout pèse 17 kilo-octets. Sur Windows, le mode navigation de NVDA fait exactement la même chose.
J’en profite pour lancer un appel : je n’ai pas trouvé d’éditeur Markdown vraiment accessible sous Windows — on m’a soufflé Visual Studio Code, mais pour un éditeur tout simple, c’est un peu le marteau-piqueur pour retirer une vis. Si vous en connaissez un, écrivez-moi ou commentez l’épisode : je prépare un article de blog qui recensera les logiciels (gratuits de préférence) et des patrons prêts à l’emploi, comme mon modèle de lettre avec les coordonnées bien placées.
Et je termine sur quelque chose de plus personnel, que je n’avais pas prévu d’aborder : travailler avec un ordinateur et un lecteur d’écran, et cette phrase que j’assume — si tu n’acceptes pas mon ordi, tu n’acceptes pas mon handicap. Je parle aussi de la surcompensation au travail, ce piège dans lequel je suis tombé, et de pourquoi mieux vaut quelqu’un qui tape lentement sans faute que quelqu’un qui tape vite avec cinquante fautes à corriger derrière.
Un épisode pour les rôlistes, pour ceux qui écrivent beaucoup, et pour tous ceux qui cherchent un format de document simple, léger, durable — et enfin navigable.
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Lecteur audio
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Durée : 00:35:40 • Taille : 81.6 Mo
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